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La prothèse totale de hanche

 

La pose d'une prothèse totale de hanche est l'intervention orthopédique la plus pratiquée dans les pays développés. En France, près de 150 000 prothèses de hanche sont implantées chaque année.


Le concept a été évoqué dès la la fin des années 40 avec comme par exemple la prothèse en acrylique de JUDET. Il s'est largement développé à partir du début des années 60 grâce à l'usage du ciment acrylique et du polyéthylène. Les prothèses sans ciment se sont sont ensuite développées.


L'usure des prothèses a été un constant sujet d'inquiétude pour le chirurgien. De nombreux travaux ont été réalisés dès les années 60 pour utiliser des couples de frottement alternatif comme le couple métal-métal ou le couple céramique-céramique. Actuellement, seuls le couple métal polyéthylène et le couple céramique sur céramique sont encore largement utilisés.

 

Une pièce cotyloïdienne est implantée dans le bassin osseux. Une pièce fémorale appelée pivot est implantée dans le fémur. Elle recevra une tête prothétique en métal ou en céramique qui viendra s'articuler avec la pièce cotyloïdienne.


Une prothèse totale de hanche peut se compliquer d'un déboîtement de l'articulation lors de mouvements inappropriés. On parle de luxation de la prothèse. Si le chirurgien estime que ce risque est élevé, il peut décider d'utiliser un implant limitant ce type de risque comme une prothèse à double mobilité.
Une autre manière de limiter le risque de luxation est d'utiliser une voie d'abord ne sectionnant aucun muscle comme la voie d'abord antérieure de hanche.

La pose d'une prothèse totale de hanche nécessite la suppression de la tête du fémur. Ce geste est programmé par le chirurgien avec le bilan radiographique pré-opératoire. L'ensemble de la procédure est ainsi programmée pour connaître comment les implants vont être posés et éviter des différences de longueur des membres inférieurs,  en reconstruisant l'architecture normale de la hanche.