En cas d'Urgences Vitales
appelez le 15

La coxarthrose

 

 

La coxarthrose ou arthrose de hanche est une maladie dégénérative qui peut se développer sans anomalie ou antécédents sur la hanche (coxarthrose primitive), ou sur une hanche présentant des anomalies morphologiques (dysplasie) ou ayant subi des maladies ou traumatismes , et on parle alors de coxarthrose secondaire.

 

La coxarthrose évolue habituellement lentement sur plusieurs années. Le patient développe une douleur à l'effort située classiquement au pli de l'aine mais parfois dans la cuisse voire dans le genou uniquement ! Ces symptomes s'associent à un enraidissement progressif de l'articulation qui se traduit par des grandes difficultés à réaliser les soins des pieds. Le patient diminue progressivement la distance qu'il peut couvrir en marchant (on parle de périmètre de marche). Les escaliers sont plus difficiles à gravir et parfois le patient prend une canne pour limiter sa boiterie.

 

Le diagnostic de la coxarthrose repose habituellement sur la radiographie simple en charge montrant le pincement articulaire, la présence de géodes au sein de l'os et la constitution d'ostéophytes (becs osseux) qui participent à l'enraidissement progressif de la hanche.
Il faut parfois s'aider d'un scanner ou d'un arthroscanner pour faire le diagnostic de certaines formes particulières.


La coxarthrose destructrice rapide est une forme d'évolution inhabituelle d'arthrose, progressant très rapidement vers une destruction de l'articulation. Cette pathologie provoque des douleurs importantes dès le débuts de la maladie. Paradoxalement la radiographie paraît normale initialement. Le renouvellement du même bilan radiographique quelques semaines ou mois après le début de la maladie, montre, au contraire, des signes d'arthrose déjà avancée.

Le traitement de la coxarthrose, une fois que le diagnostic est affirmé, repose d'abord sur une prise en charge purement médicale. Elle comporte des règles hygiéno-diététiques, des antalgiques de palier 1 puis 2, des cures courtes d'anti-inflammatoires non stéroïdiens au moment des poussées inflammatoires d'arthrose.


Lorsque la fonction de l'articulation se dégrade entraînant un handicap mal supporté par le patient, le traitement peut devenir chirurgical. Il repose alors actuellement essentiellement sur la pose d'une prothèse totale de hanche. Cette proposition sera faite au patient par le chirurgien s'il estime que l'intervention est justifiée. La décision revient néanmoins au patient qui doit analyser, une fois qu'il est informé, la balance bénéfice-risque de l'intervention.